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Olivier-Cyr Noël a longtemps partagé sa vie entre Paris , où il est né et a passé une grande partie de sa jeunesse, et la Basse-Bourgogne, les terres auxerroises où sont ses origines familiales et où il décide de créer ses oeuvres. Enfant, il habite pendant des années rue Saint-Dominique , à deux pas du Musée Rodin . il y découvre des oeuvres fortes, qui le touchent plus que d’autres ; il apprendra plus tard que ce sont celles de Camille Claudel . Après des études aux Beaux-Arts à Pari s, qui lui font acquérir ses références en histoire de l’art, et un long séjour dans l’atelier de Magdeleine Mocquot , il travaille quelques temps dans un atelier troyen de restauration de vitraux, à l’ombre de la cathédrale. Le travail en deux dimensions lui est cruel, il lui manque le relief, le travail de la matière, l’expression des volumes. Au début des années 1980, il s’essaie à la taille de la pierre, réalisant de petites têtes dans le goût médiéval. Un premier rappel de son admiration pour le travail de Claus Sluter. Dès lors, l’oeuvre d’Olivier-Cyr Noël se rattache beaucoup plus à la sculpture flamande de la Bourgogne des Ducs qu’aux écoles italiennes . Ce témoignage sensible, on le retrouve encore, bien après le travail de la pierre, dans l’oeuvre de terre qu’il poursuit depuis, et la maîtrise de la fonderie d’art. Le drapé slutérien est omniprésent dans les «Touaregs » , personnages étranges, énigmatiques, auxquels Olivier-Cyr Noël donne vie l’année de la mort de son père. Un père depuis longtemps absent, peut-être mort et lointain dès la jeunesse, dont le départ symbolique est tout entier contenu dans le bâton sépulcral du Targui, à la fois sceptre du pouvoir, rappel de l’autorité, lien tangible du dernier «passage ». Les Touaregs font d’ailleurs partie des rares personnages masculins de son oeuvre sculpté. Ils sont absents totalement de ses encres et de ses sanguines. Tout l’oeuvre est ensuite voué à la vie , par son important bestiaire et la place des femmes , de la Femme , dans sa création artistique. Si le bestiaire est magistral par la qualité et la diversité des représentations, il serait réducteur de penser que l’artiste auxerrois est un sculpteur animalier. Il porte sur le règne animal un autre regard, une perception d’humain et, à travers tous ces animaux qui nous paraissent familiers, c’est un peu de nous qu’il représente. La place consacrée à la Femme est fondamentale dans ses encres et ses bronzes . Si le sculpteur retient chez Sluter l’élégance des plissés, il s’imprègne chez Rude , autre artiste bourguignon, du mouvement et de la puissance donnée aux oeuvres. C’est cette force presque sauvage, énergie difficile à maîtriser, renversante, que l’on perçoit dans le travail d’Olivier-Cyr Noël des femmes presque toujours dénudées, sexuellement offertes, mais jamais avilies, qui témoignent du Créateur comme elles témoignent de la Vie. Les femmes d’Olivier-Cyr Noël sont à la confluence de nos certitudes et de nos doutes, de nos craintes et de nos espérances... elles représentent un espace tant pratiqué de l’homme où le masculin se perd, parce qu’elles sont des creusets fusionnels porteurs de toutes les richesses. Toute l’oeuvre d’Olivier-Cyr Noël est orientée vers ce questionnement humaniste de la mort et de la vie , et sur la place insigne de la Femme, seule grande initiée, comme lieu central et absolu d’une création vitale. Philippe Guillot,archiviste
Un Sculpteur Humaniste en Bourgogne
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